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07/10/2016

...Mais j'aime bien la positivité...

Chose promise, chose due, voici donc la suite de ceci : J'aime pas les parents positifs...

Parce qu'autant je ne goûte guère aux donneurs de leçons, autant certains concepts peuvent quand même m'intéresser, même s'ils sont parfois portés par des gens qui ne me plaisent pas. Mais rangeons notre fierté, et jetons un œil à cette fameuse parentalité positive. Enfin à ce que moi j'ai bien envie d'y ranger après bientôt 2 ans à m'occuper de mon petit bébé fiv.

A la base, si on parle de parentalité positive, c'est pour se mettre soit même dans un état d'esprit positif. Le but n'est donc pas d'énoncer tout un panel de choses à ne pas faire, mais au contraire, de choses à essayer, pas à faire, à essayer simplement... Pour commencer...

Un enfant est une expérience tellement nouvelle que croire qu'on va savoir du premier coup ce qu'il convient de faire est la pire des erreurs. Alors on va se contenter d'essayer, et généralement, de se tromper, pour pouvoir se corriger, et essayer mieux.
Ce cercle vertueux est le socle de MA parentalité positive: Je tente un truc, si ça marche, tant mieux, si ça ne marche pas, tant pis, je vais essayer de trouver autre chose sans rester coincé dessus.L'apport de ce fonctionnement? Moins de stress, moins de pression, et un enfant qui ne pète pas des plombs parce qu'on persiste des mois sur la même connerie.
On a principalement eu le problème avec la bouffe. BébéFiv n'est pas trop branché nouveauté, donc il faut régulièrement batailler pour en introduire. La première approche n'a jamais été la bonne, la seconde rarement et même s'il arrive encore qu'on persiste sur un truc qui marche pas (faut bien laisser une chance au concept testé), on tâche de ne pas persister au delà de ce qui semble être supportable par bonhomme. Alors c'est clair que c'est difficile. On aurait souvent envie de lui faire rentrer dans le crâne à coup de --insérer ici l'outil contondant de votre choix-- qu'il doit faire comme NOUS avons décidé. Mais ça ne marche JAMAIS. On essaie toujours de se remettre en cause en tâchant de nous mettre à sa place :

  • et si c'était qu'il n'aime vraiment pas?
  • et si c'était juste dégueulasse ce qu'on lui a servi?
  • et si ça l'avait étouffé un peu une fois et qu'il avait peur ensuite? (ça a été vrai avec son asthme...)
  • et si de nous voir déjà tendu avant même de commencer ça le bloquait?
  • ...

Bref, pas tous les jours facile, mais on fait de notre mieux, même si on se dit souvent que ce n'est pas assez.

Autre "positivité" qu'on essaye de conserver : on interdit au minimum. Mais attention, le but n'est pas de laisser faire tout et n'importe quoi. Quand il commence à attraper des objets interdits, plutôt que de gronder, de souligner que c'est interdit, voir de lui enlever des mains, on essaie de recentrer le cadre:  cet objet n'est pas pour toi(parce que dangereux/fragile/...), en revanche, ces objets là sont à toi et tu peux en disposer à ta guise. On ne veut pas trop épurer son environnement et qu'il n'ait plus l'occasion de se confronter à l'inconnu et aux limites de son cadre. On est d'avis qu'il doit absolument éprouver ces limites pour se sentir en sécurité dans son environnement habituel.

La sécurité, voilà un maître mot. Sécurité affective surtout! Un enfant qui a confiance en ses parents, c'est un enfant qui osera faire des choses car il se saura épaulé, qui n'aura pas peur de tomber car il sait qu'il sera relevé et consolé, qui ne craindra pas l'inconnu car il se sentira protégé des agressions potentielles.
Pour ça, on a choisi de ne jamais le laisser pleurer étant petit. Cette histoire du 5-10-15 et de l'entrainement au sommeil nous parait être une fausse bonne idée. Le tout petit n'a que les pleurs pour s'exprimer. Laisser ces pleurs sans réponse, c'est encrer petit à petit que ses demandes ne pourront pas être assouvies. Ainsi, le cadre parental sécurisant sera mis à mal et l'enfant aura plus de mal à développer sa confiance. Je simplifie mais des armées de psy/parents/éducs/... ont couché ça sur papier mieux que moi.
Alors oui, c'est dur, parce qu'on voudrait qu'il dorme pour qu'on puisse nous aussi nous reposer, mais c'est un choix qu'on a fait et dont on estime récolter les fruits aujourd'hui. Très rares sont les moments où BébéFiv est inconsolable. Nos bras et notre présence suffisent bien souvent à le calmer et quand ça ne fonctionne pas, c'est généralement qu'une bonne sieste s'impose! :)

Dernier point sur lequel on a mis un maximum de positivité, c'est sur la communication. On a toujours communiqué avec bébé. Déjà bien avant sa naissance, on lui parlait, on essayait d'écouter, de sentir ses réactions, je lui jouais de la musique. Depuis qu'il est là, on continue, on lui parle, on lui raconte nos journées, nos états d'âme et on écoute ce qu'il a à dire. Ce n'est pas parce qu'il ne parle pas qu'un bébé n'a rien à dire. Ses babillages traduisent déjà des intentions et l'écouter et y réagir sont pour moi le meilleur encouragement qui soit. C'est dans cette optique qu'on a décidé de faire des ateliers de langues des signes avec Signe Avec Moi(mais j'en ai déjà parlé ici et ici).

Voilà les grandes lignes de notre positivité à nous. Rien n'est parfait, mais rien n'est gravé dans le marbre. Le plus dur pour nous est de nous déculpabiliser de nos erreurs, d'apprendre à nous pardonner pour pouvoir avancer plus sereinement vers les prochaines étapes.