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30/05/2014

Ma femme, un poulet aux hormones?

Et oui...

Fallait bien que ça arrive...

On a attaqué le protocole de FIV.

Ma femme commence donc sa transformation en un immense poulet aux hormones...

Dans le jargon médical, on appelle ça la stimulation.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le déroulement d'une FIV, ouvrez vous esgourdes, ça va envoyer!

 

Le démarrage, le blocage 

On va donc commence par mettre les ovaires de Madame, au repos, les médecins appellent ça le blocage. Ca va consister à mettre les ovaires en ménopause artificielle. Perso, rien qu'à l'écrire, je trouve ça glauque... Mais on n'a rien sans rien comme ils disent non?

D'un point de vue pratique en revanche, pas trop à se plaindre, le produit se présente sous la forme d'un spray nasal là où il y a quelques années, nos Dames devaient se piquer tous les jours. Seule contrainte, le spray doit être fait toutes les 12h, précisément(au pire à 15 minutes près). Et déjà, ça vient foutre le merdier dans notre quotidien. Etre levé tous les jours pour 7h, être à la maison tous les soirs à 19h, ça devient vite contraignant et surtout assez voyant, quand tu veux garder tout ça pour l'intimité de ton couple. Tu dois bouffer chez des amis un soir? Il va falloir arriver un peu tard ou expliquer clairement à nos hôtes pourquoi Madame se tient la tête en arrière depuis 5 minutes (c'est indiqué sur le mode opératoire du spray, pour s'assurer qu'il pénètre bien dans les muqueuses nasales). Et le lendemain, alors que tu espérais une grasse matinée, ben non va falloir te lever faire ton spray. De nature pas trop misogyne, j'essayais d'accompagner au mieux ma chérie dans tout ce merdier, mais ce n'était pas facile tous les jours.

Alors on me dira que c'est rien et que quand bébé sera là, ce sera bien pire... Je sais. Sauf que bébé n'est PAS là! Et que le spectre de faire tout ça pour rien est bien là! (je n'ai pas de stats officielles sur les taux de réussite des FIV, mais je crois que c'est moins de 40% ...) Au final, on se motive, on s'habitue, ça va pas durer si longtemps après tout.. Hein? Ca va pas durer trop longtemps?

 

On attaque le gros, la stimulation et les premières fatigues : 

Autant le dire de suite, les couples étant phobiques ou craintifs des aiguilles, des piqûres ou des injections vont avoir du mal. Par chance, ce n'était pas notre cas. Madame était même déjà surentraînée après près de 3 ans d'injections hebdo pour une désensibilisation allergique(terminée un mois avant le début de la FIV, il est pas beau notre calendrier?) .

On va donc mettre en place à la maison, notre petit rituel du soir, tous les deux, avec lavage de mains, préparation du matériel, nettoyage à l'alcool du bidon de Madame, préparation de la dose de produit et hop injection, re-nettoyage rapide après injection, pansement et bisou pour rendre la chose moins triste.

Car oui, ces putains de piqûres, j'ai trouvé ça triste. Triste à en crever! Voir ma Femme se piquer dans le ventre, puis au-dessus du genoux, j'avais l'impression de vivre avec une toxico qui s'injectait de la merde pour essayer de trouver un peu de bonheur. Le pire, c'est que c'était exactement ça...

En parallèle de la stimulation, il va maintenant falloir aller faire des écho ovariennes(par le bas mesdames, pour que vous compreniez à quel point la chose est agréable...). Ah oui, et tous les 2 jours, pour vérifier que les ovaires réagissent, mais pas trop et qu'on puisse adapter le taux de stimulation en fonction des résultats. Considérant qu'on habite à 50km de notre PMA, que tous les matins, ce sont plus d'une 40aine de femmes qui débarquent pour la même chose, on tâchait d'y aller au plus tôt pour éviter trop d'attente et d'arriver en retard au boulot après... Réveil à 4h30 donc... La journée terminé à 18h est longue... Très longue...

Et pendant tout ce temps, le spray nasale continuera, histoire de charger un peu plus l'organisme de ma chère et tendre...

Ces piqûres quotidiennes dureront près de deux longues semaines, jusqu'au moment fatidique de la ponction qui sera le point culminant de tout ce travail...

Durant tout ce temps, Madame fera énormément d'efforts pour supporter ce traitement de cheval. Dans mon ressenti, toutes ces hormones sont destructrices et il doit falloir pas mal de temps au corps pour évacuer le surplus et reprendre des rythmes plus ou moins naturels...

 

Notre vécu: 

Voilà une étape que Madame a beaucoup mieux vécu que moi.

Son attente de pouvoir essayer quelque chose lui a rendu la chose bien plus supportable. De mon côté, c'était très difficile de la voire s'infliger ça juste parce que MON spermogramme était pourri. (Notez la façon de dire que c'est le spermogramme qui est pourri au lieu d'assumer qu'en fait, ce sont mes bourses qui sont incompétentes, on se protège comme on peut ^^)

Car oui il faut bien garder ça en tête, la FIV est généralement là pour compenser les lacunes du spermogramme, pas pour les problèmes d'ovulation ou autre... Pour ça il y a les inséminations et autres méthodes qu'on n'a même pas testées.

Ajoutez à ça qu'il a fallu continuer d'aller bosser, dans une période où j'avais pas mal de pression (pour les informaticiens, on étant à moins de 2 mois d'une MEP majeure). Ca a été dur. Trop dur. Sur la fin, j'ai fini chez mon généraliste à lui quémander 2 jours d'arrêt pour pouvoir me reposer un peu. Décision salutaire s'il en est. Je pense que Madame n'en pouvait plus de me soutenir alors que c'est elle qui avait le plus à supporter.

Espérons que je serai de meilleur soutien quand bébé pointera le bout de son nez...

 

26/05/2014

Retour en PMA

Pour mémoire, on en était resté à l'acupuncture...

Les résultats n'ayant pas été suffisamment rapides et efficaces à notre gout, nous voilà de retour au service de PMA de l'HFME (Hôpital Femme-Mère-Enfant) de Lyon.

A l'aide de tous mes examens déjà passés, notre endocrinologue/andrologue/dernier espoir, spécialisé en biologie de la reproduction commencera par nous offrir une nouvelle perspective de trouble, avec une nouvelle formulation savante : la fragmentation ADN.

La fragmentation, kézaoko? En gros il s'agit de la qualité du matériel ADN véhiculé par les spermatozoïdes. Plus le taux est élevé, plus le code génétique porté risque de déconner et ne de pas permettre de développer une grossesse. Ça ne change rien aux problèmes de fécondation, mais ça peut faire foirer la grossesse après...

Pour essayer de combler ce manque, je vais donc me doper. De manière assez abondante. Vous aimez la Vitamine C? Et ben il vaudrait mieux pour vous parce que vous allez en bouffer!! Et pas qu'un peu! Démarré, à moins de 1g par jour(en général, en période de fatigue, on te colle à 0.5g/j), je suis rapidement monté à près de 1.5g. Et même si on nous dit qu'il n'y a pas de dépendance, après plusieurs mois d'un tel traitement, je sens que l'arrêt va faire mal...

Quoi qu'il en soit, je suis manifestement assez réceptif à ce traitement puisque 3 mois plus tard, mon taux de fragmentation redescend jusqu'à 16% (leur limite pour passer en FIV se situe à 15, autant dire qu'on y est presque!).

Et voici donc notre professeur qui nous colle le tampon : "Ok pour FIV ICSI"...

Tout ça a tout de même pris presque 6 mois (le temps du diagnostic de fragmentation + 3 mois de traitement + réexamen + le temps de lancer le protocole).

Et bien malgré tout ce temps, on se dit que bordel, ça s'accélère!!! On va pouvoir passer la vitesse supérieur et essayer quelque chose. Jusqu'ici, à part passer des examens et attendre le prochain échec pré-programmé, on n'avait pas grand chose à espérer. Maintenant, on nous dit qu'on va pouvoir essayer quelque chose, qu'on y a droit et qu'avec un peu de rigueur et de chance, ça devrait bien finir par marcher!!

Coté réaction : on a Madame qui pousse un "Enfin" de soulagement et Monsieur, Moi, qui flippe... Ça y est je me rapproche du fait accompli. Plus moyen de m'échapper, de plaider l'accident, ce bébé, je le veux et je l'aurai... Mais fichtre ça rassure pas!!!

.....

Et encore... Je n'ai en réalité aucune idée du parcours, que dis-je, du combat qui nous attend... Les FIV, c'est pas franchement conçu pour les petites natures!

 

22/05/2014

[PAP]Quels sont les jeux que tu préfères et que tu t'imagines partager avec ton enfant ?

Aujourd'hui, Miss Conboudu me fait l'honneur d'être son invité pour le PAP(paroles aux papas) de la semaine.

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En tant que futur papa fiv (j'y tiens toujours, il arrivera bien un jour ce bébé fiv! :p ), je me suis donné le droit d'y participer tant la thématique de la semaine m'a parue alléchante!!!

On va donc parler de jeux, de ceux que j'aime, que j'aimerais partager avec futur bébé/enfant, ceux que j'aimerais transmettre!(attention, Pavé! :p )

Jeux de briques:

Parler de jeux d'enfants sans parler de lego? NO WAY!!!

jeux,amusement,grandir

Petit, j'étais accroc aux jeux de construction. Je n'étais pas de ces créatifs qui inventaient des nouvelles constructions à chaque jeu. Je faisais plutôt partie des puristes du modèle. Voire prendre forme ce que te faisaient miroiter les pubs et la boite de jeu, c'était ça le pied pour moi!

Mais il n'y avait pas que ça, car les lego sont un jeu à double emploi. Au delà de la phase de construction, il y a ensuite la phase de jeu! Tu as monté ton ile aux pirates? Tu y as caché le trésor? Tu es fin prêt à te raconter une histoire fabuleuse faite de combats, de trahisons, de découvertes, de rencontres, de passions (et de requins aussi, oui j'avais un requin avec mon île aux pirates)!!!

C'est cette dualité et cette richesse du jeu que je souhaiterais offrir à notre hypothétique mini-nous! Avoir la possibilité, avec un ensemble fini d'objets, de jouer de façon infini!

Et si c'est une fille me direz-vous? Parce qu'il parait que les legos, c'est plutôt pour les ptits gars...(hum hum argument douteux, mais je prends quand même)

Et bien rien ne l'empêchera de jouer aux legos!! Ma petite cousine de 9 ans s'y adonne régulièrement avec son frère et avec les miens qui plus est!!(j'ai prévenu mes parents, dès que bébé est en age, je récupère le tout, ils occuperont leurs neveux et nièces autrement!!)

Et puis il ne faut pas oublier la partie histoire! Si c'est un garçon et qu'il veut se raconter des histoire à grand coup de barbies, de poneys, de petites voitures ou autres personnages à la compatibilité incongrue, TANT MIEUX! Se raconter des histoires, c'est s'ouvrir l'imaginaire sur ce que pourraient être les choses de la vie. C'est déjà se donner le gout du voyage et de la découverte. C'est aussi se donner le gout de la vie, de l'aventure, des rencontres!

Jeux de sociétés:

Je ne veux pas faire un catalogue tant il y en a. Qu'ils soient ultra classiques (monopoly, mille borne), usés (7 familles, batailles,...), compliqués (dames, échec) ou tout nouveau tout récent(mew, soupe de cafards,...), ils sont à mon sens indispensable dans la ludothèque de tout parent!

On pourrait discuter de la qualité intrinsèque de chacun de ces jeux, de la possibilité d'y jouer en fonction des ages... Mais de tout ça on se fiche!

Le jeu de société, c'est un moment passé en famille ou avec des amis (adultes, enfants, peu importe!). Et ces moments là sont tellement importants! Ce ne sont pas forcément ceux qui laissent les souvenirs les plus impérissables, mais je pense que ce sont ceux qui rendent les dimanche pluvieux supportables, ceux qui permettent d'imprégner la maison d'une insouciance partagée par tous.

Ce sont aussi ceux pendant lesquels on apprend à se comporter en société, à laisser passer le tour de chacun, à se conforter à des règles admises par tout le monde, à résister au spectre de la tricherie, ou à y succomber, mais gare aux conséquences si on se fait pincer!!!

Bref, une enfance sans jeux de sociétés (tout comme ma vie d'adulte d'ailleurs), me parait inconcevable! Jouez mes amis!!

Jeux de plein air:

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Taper dans un ballon, crapahuter dans la neige, courir après les papillons, grimper sur les épaules de papa, essayer de mettre du sel sur la queue d'un oiseau, sucer des cailloux...

Alors oui, j'ai grandi à la campagne et futur bébé en fera tout autant. C'était une chose vraiment importante pour moi de faciliter l'accès à tous ces jeux.

Je ne me vois pas passer un printemps avec ma progéniture sans lui offrir un accès direct à toutes ces choses simples!

Pour les parents, ces jeux me semblent avoir deux avantages : soit tu joues avec le petit et tu partages un joli moment, soit tu le laisses jouer en le surveillant de loin et tu profites toi aussi d'un moment de détente sous une douce brise printanière.

Pour les ptits bouts de choux, au delà de l'avantage ludique il y a celui de la désintoxication à l'intérieur et aux écrans, il y a aussi le coté activité motrice/sportive, le coté découverte de la nature car il te demandera forcément ce qu'est cette étrange plante avec laquelle tu fais comme si ça neigeait en soufflant dessus!

Le seul inconvénient pour les parents, c'est la lessive et soigner les genoux qui saignent... Mais ça aussi, ça fait partie de l'apprentissage de la vie ma foi...

 

Avant d'écrire tout ça, je ne m'étais jamais vraiment posé la question des jeux que j'aimerais partager avec ma descendance. A la rigueur, en tant que papa geek, je me voyais les initier à Zelda, partir pour d'infinies quêtes...

Mais je me rends compte qu'au final, c'est que le temps passé avec ce bébé qui me parait important. Et plus on avance dans le temps, plus ce bébé se fait attendre et plus c'est cette envie qui prédomine!

12:56 Publié dans #PAP, Autres | Tags : jeux, amusement, grandir | Lien permanent | Commentaires (2)