Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/07/2014

[PAP] Un papa est-il différent selon s'il est papa de garçon et papa de fille

Après quelques jours de repos éloigné de l'internet, le blog reprend vie par la grâce de notre bien aimée Conboudu et son rendez-vous hebdomadaire j'ai nommé le #PAP(Parole Aux Papas)!

conboudu,pap

La question du jour est de savoir si je serai un papa différent selon que j'ai une fille ou un garçon.

Comme à mon habitude, je vais tâcher de me projeter, ne pouvant pas encore faire part de mon expérience réelle sur la thématique du jour.

Garçon ou fille...Comment est-ce que je réagirai...

Alors autant l'avouer de suite, je me fais toujours avoir par les petites filles. Avec leurs bouilles de pépettes à bêtises, je me fais manipuler à chaque fois! Pas moyen d'y résister, je dis amen à tout ce qu'elles demandent!! (alors si en plus elle a un p'tit air à ma chérie quand elle avait 2 ans, je fonds!)

A l'inverse, j'ai longtemps été stressé à l'idée d'avoir un garçon, de ne pas être aussi gaga que si c'était une fille. Et puis j'ai récemment, rencontré Basile, un petit cousin de 3 mois qui m'a très vite adopté! (oui c'est lui qui m'a adopté ^^ ) Calins, babillage, regards et biberons sont passés tout seul... Pour un stressé des p'tits gars, j'ai l'impression que y'a du mieux!

Au final, garçon ou fille, il y aura très certainement des différences, déjà parce que bien souvent les filles sont plus tournées vers leur papa et les garçons vers leur maman (pas toujours, mais souvent, pour ce que j'ai pu en voir, chez les premiers nés). Alors oui, si j'ai une petite fille qui me colle H24, j'aurai certainement plus de mal à garder un peu d'autorité quand il en faudra. Je compte d'ailleurs sur Madame pour palier à cette déficience de ma part.

Mais si il y a différence, il y aura aussi ressemblances et similitudes. Et je l'espère! Déjà, je ne m'occuperai pas moins de mon enfant, qu'il soit garçon ou fille! Je ne l'aimerai pas moins non plus! (est-il utile de le préciser???)

Etant particulièrement opposé aux stéréotypes de genre, j'espère aussi que je serai autant capable de jouer à la poupée, à la dînette, aux légos, au ballon, quel que soit le sexe de l'enfant! Ce seront ses envies qui guideront mes pas!

Et puis tant pis si j'ai droit à une petite princesse accroc aux poneys, je deviendrai un papa gateau niaiseux à souhait, fan des poneys! Et puis si je fais un p'tit bourrin fana de metal, ben je pourrai rester comme je suis! (l'idéal étant de pouvoir faire une petite metalleuse qui sera fan de papa!! :p )

04/07/2014

J'ai épousé Karadoc.

"Le gras c'est la vie" © Karadoc dans Kaamelott, Livre II, Corpore sano.

On m'avait pourtant prévenu...

Les femmes enceintes, les envies, tout ça...

Mais je n'avais pas encore ne serait-ce qu'entre-aperçu la gravité de la chose!

lol,manger

Alors ok, elle en est pas encore aux sandwichs de minuit dégustés au lit, ni aux jambons cachés sous l'oreiller, je vais pas trop me plaindre...

Mais passer d'une chérie qui te pourrit pour le camembert au ptit dej à une chérie qui se fait une patate ou des spaghetti-parmesan pour son 4 heures... Ca demande un peu d'adaptation mentale, j'avoue... (et je passerai sur sa pulsion "gratin dauphinois" en pleine canicule, 2h de four quand il fait déjà 32 dehors...J'ai cédé...J'ai sué, mais j'ai cédé)

Moi qui pensais que ça n'arrivait qu'au cinéma ces envies... Un bon paquet de copines m'avait déjà soutenu que chez elles "non les envies franchement ça a été assez léger, j'ai pas été trop pénible, hein mon chérie?"... Phrase déclenchant étrangement chez le chérie en question une puissante envie de regarder le sol ou une mouche qui vole... Je pense que je comprendrai mieux un jour.

Et pourtant, après bientôt 4 mois de grossesse, Madame n'a pas pris un gramme! D'après elle, "pourvu que ça dure!". Mais comme j'essaie de lui faire comprendre : faudrait ptet pas trop y compter!

22/06/2014

Ca a marché! Pourquoi? Comment? Chronique de nos chances...

Notre première FIV est donc une réussite. Totale on pourrait même dire.

Et c'est tout aussi plaisant qu'inattendu. Avec le petit recul dont je dispose aujourd'hui, je vais tâcher de revenir sur ce qui a pu faire pencher la balance de la chance en notre faveur.

Ne maximisons pas nos troubles:

Tout d'abord, relativisons nos problèmes; commençons par les miens :

J'avais un spermogramme très moyen avec un taux de survie à 6h de 0% (ie : tous mes spermatozoides étaient mourrus au bout de 6h, normalement ça tient 24h, le temps de remonter le col de batailler avec les potes, de trouver le bel ovule et de passer le videur à l'entrée). Alors ok, pour faire un bébé couette, c'est foutu. En revanche, sur une fiv, la fécondation a lieu dans l'heure qui suit la sortie des troupes, ça rend déjà la chose beaucoup plus probable.

Ensuite, ils étaient plus ou moins tous difformes(on appelle ça tératospermie), ce qui laissait présager un bien piètre capital génétique et de faibles chances de survie en cas de fécondation. encore une fois, les protocoles de fiv incluent une sélection drastique des meilleurs specimens. En clair, au milieu d'une bande d'elephant men, on va essayer de trouver quelques Songoku bien bâtis.

Enfin, ils étaient peu nombreux, ce qui fait que la sélection lors de la montée du col allait s'apparenter à un génocide en règle. On n'attaque pas une nation avec 2 gusses en sandales. Encore une fois, la fiv permet de sélectionner les meilleurs et de leur faire prendre un gros raccourci en les mettant directement en présence d'un ovule bien en chair.

De mon coté donc, même si pour une conception naturelle, fallait pas trop y compter, la science nous permettait déjà d'y croire un peu plus. (et c'est bien ce que nous avait dit le tout premier gynéco de ma femme après mes premiers examens "avec une fiv, ça marchera") Il existe bien des cas beaucoup plus à plaindre que moi.

Passons ensuite aux problèmes de Madame : 

Une ovulation plus qu'erratique : qu'à cela ne tienne, la stimulation ovarienne est là pour pousser le corps à pondre de jolis oeufs! Ca évite bien des tests d'ovulation et crac-crac mécanique à heures médicales...

Plus pénibles : l'endométriose et des ovaires polykystiques. Là-dessus, la prudence était de rigueur. Seuls les personnels de l'HFME de Bron ont su en tenir compte. Souvenez-vous de notre premier service de PMA(par là): en gros Madame était trop grosse et la stimulation n'allait pas fonctionner, il allait falloir lui coller des doses de cheval. Discours de l'HFME : avec des ovaires polykystiques, il faut être très précautionneux, sans quoi on peut vous hyperstimuler et vous faire éclater les ovaires... Ici, la qualité de la prise en charge a permis de prendre en compte un problème mal connu sans mettre en danger Future Maman.

Les bonnes idées de notre parcours:

Parce que pendant toute notre quête de parentalité, on a eu quelques éclairs de lucidité sur certains points.

L'acupuncture : 

J'en parlais ici. On n'aura jamais de preuve formelle que ça a aidé. Néanmoins, attaquer une stimulation ovarienne avec des ovaires propres de tout microkyste et avec un volume d'endométriose bien contrôlé, je ne peux pas croire que ça n'ait pas été d'une aide précieuse. Un grand merci au Docteur Sun.(il nous a aussi traité de l'asthme, des problèmes de genoux, d'épaule,et j'en passe)

La rigueur des traitements :

Clairement, je pense qu'on fait partie des bons élèves. Tous nos traitements ont été suivi hyper scrupuleusement, que ce soit avant, pendant ou après le protocole. Toutes mes vitamines du matin, je ne les ai oublié que 2 ou 3 fois en plus de 6 mois de traitement. Pendant la stimulation, les consignes étaient de faire les injections à heure fixe, on n'a jamais dépassé de plus de 10 minutes. Bref, un comportement de premier de la classe, limite fayot, mais quand tu décides de faire confiance à une équipe, autant aller au bout de ce qu'ils proposent.

Notre hygiène de vie : 

Alors oui on est en surpoids autant moi que Madame. Certes on n'a pas réussi à perdre ce qu'on souhaitait ou ce qui nous était conseillé pour la FIV. Néanmoins, nous avons su stabiliser nos courbes de poids, perdre un peu en se mettant à manger mieux. Pas moins(gourmands que nous sommes!). Mieux. Moins de fastfood(préférer un bon burger maison avec un steak haché frais et des légumes du marché!), plus de fibres, de vitamines naturelles (pommes, bananes,agrumes...). On s'était également remis à faire un minimum de sport (badminton et hapkido pour moi, Karaté pour Madame). J'ai aussi arrêté les tupper plastique pour bouffer au boulot, j'ai levé le pied sur le téléphone dans la poche du pantalon, j'en ai acheté des plus amples pour éviter les montées de températures au niveau testiculaire.

A quoi tout ça a servi? A mon avis, principalement à rendre nos organismes plus robustes pour les moments de stress et de fatigues intenses. Et même sans preuves scientifiques formelle, je veux encore une fois croire que dans tout le protocole, cette démarche aura clairement servi à quelque chose! 

Le lâcher-prise : 

J'en parlais déjà ici suite à la lecture de ce très bon article de psychologie.com. Lors du démarrage du protocole, nous avons dressé une défense psychologique forte : la première ne marchera très probablement pas. Avec les stats de la PMA en France, être trop optimiste sur une première tentative nous semblait risqué. On s'est donc mis en tête que ce n'était qu'un coup d'essai et qu'il faudrait recommencer, nous déchargeant du même coup de pas mal de stress et d'attentes excessives. Au final il s'est passé ce que décrivait le médecin dans l'article cité plus haut.

Une équipe de pointe : 

"QUÆ SUNT CÆSARIS, CÆSARI", il faut rendre à césar ce qui est à  césar.

Nous avons vraiment eu une équipe formidable et ce, à tous les niveaux. Depuis les premiers rendez-vous jusqu'aux dernières phases de la fiv. Les médecins, professeurs, sages-femmes, secrétaires, tous ont fait montre d'une compétence rare et d'un humanisme particulièrement réconfortant.

Se lever à 4h du matin pour passer des échographies couperets tous les deux jours n'est pas forcément une partie de plaisir. Mais chaque matin, nous étions reçu par des sages-femmes douces, compréhensives, rassurantes, toujours souriantes, et ce malgré le démantèlement en règle de leur statut

Enfin, d'un point de vue purement technique, j'ai la sensation que notre équipe de PMA fait partie de ce qu'il se fait de mieux au moins en Rhône-Alpes (exemple). 

La chance:

Et oui, je pense qu'on a aussi eu un peu de chance, que Futur Bébé sera un wonder Baby qui va s'accrocher à la vie au moins autant qu'on s'accroche déjà à lui! Il a du avoir un forte volonté pour en arriver jusque là. De 13 embryons du départ, il sera le seul à avoir survécu. Je crois que je l'appelerai Highlander! :)