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19/06/2014

Ding dong! Devine qui c'est?

Ca faisait quelques temps qu'on le sentait venir...

Les premières prises de sang positives, les symptômes de plus en plus présents...

Après 2 échographies de validation, on peu le dire!!!

CA A MARCHE!!! :))

Notre première FIV! Elle a fonctionné!

Une première échographie précoce (à 6 SA) pour voir un petit haricot avec un cœur qui battait déjà, et plus récemment une nouvelle échographie à 12 SA pour enfin voir la petite bête qui bouge!! Avec sa tête, ses bras, ses jambes et tout!!! 

Je pense qu'on fait partie des chanceux, d'avoir une première tentative qui fonctionne comme ça, on peut s'estimer heureux!

Je ferai une note plus détaillée pour tenter de cerner ce qui nous a permis de pousser la chance, mais pour l'instant, on savoure!!!

Et pour ceux qui voudraient revivre nos péripéties en détail, c'est par là!

08/06/2014

Et le couple dans tout ça?

Pour le billet du jour, je mets de côté un moment mon sens de l'humour bas de gamme pour endosser celui du psy de comptoir. J'ai envie de vous parler de la vie du couple avant/pendant/après une FIV. Pour ce faire, je m’appuierai sur un dossier très intéressant trouvé ici et dont la lecture m'a bien aidé : 

http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Sterilite/A...

"Une aventure éprouvante, souvent qualifiée par les médecins de ' montagne russe émotionnelle '. "

"la PMA est ' une épreuve qui resserre les couples s’entendant bien et disloque ceux qui sont déjà fragiles '."

Ces propos se trouvent dans l'introduction dudit dossier et je ne peux qu'aller dans ce sens. Ca a même été un soulagement pour moi de les voir formulés ainsi. J'avais la conscience viscérale de ces faits mais je ne crois pas que je les avais encore énoncés d'une façon aussi claire et évidente.

Une épreuve, la PMA? 

Pour moi, la PMA est une épreuve que le couple doit franchir. Comme toute épreuve, il peut y avoir une issue heureuse (la réussite) ou malheureuse (l'échec). Le problème est que le couple n'a que peu de pouvoir sur les chances de réussite. Il doit s'en remettre aux équipes médicales et à la chance. Partant de là, il convient déjà de savoir "lâcher-prise" comme il est question dans la dernière partie du dossier. Le couple ne contrôle pas ce qu'il se passe et ne fait que subir une situation déjà problématique ce qui engendre forcément une forte dose de frustration.

La frustration : 

C'est cette frustration qui sera le catalyseur des difficultés de couple. Ce sera d'autant plus compliqué si les problèmes de fertilité ne touche qu'un des deux membres du couple. La frustration pourra rapidement se transformer en ressentiment vis à vis du partenaire avec les questions typiques "pourquoi dois-je supporter tout ça à cause de problèmes de mon partenaire? C'et injuste!". Nouvelle source de frustration et de tensions...Pour certains le début de l'escalade? Je ne suis ni psy, ni statisticien, je me garderais bien d'une conclusion formelle à ce sujet.

De notre coté, nous avions tous les deux des problèmes : Madame ovulant de manière erratique et mon spermogramme constituant une liste intéressante de troubles de la fécondité(résumé : difformes, éphémères, mous et peu nombreux, ça vous va? ^^). A l'origine nous connaissions tout deux ses problèmes à elle mais au moment où nous avons découvert les miens, j'ai vécu ça un peu comme un soulagement : elle ne portera pas seule la culpabilité de ne pas arriver à concevoir et nous pourrons mieux nous soutenir dans cette épreuve.

Gagner à deux : 

Car il s'agit bien d'une épreuve qu'il faudra passer à deux quoi qu'il advienne et quel qu'en soit le dénouement.... Quel qu'en soit le dénouement... C'est là toute la difficulté de la chose. Lors d'une épreuve "classique" (dans le sens, mieux connu) comme un deuil, un gros problème financier, ..., l'épreuve a un début, une fin, point , fin de l'histoire. Dans le cadre de la PMA, en cas d'échec, il ne s'agit en rien de la fin de l'histoire. Bien au contraire, la PMA permet aujourd'hui de faire plusieurs tentatives et quand une tentative se solde par un échec, la réaction la plus normale sera de s'accrocher à l'espoir du prochain essai, tout en ajoutant une nouvelle pression sur le nombre d'essais limité que la science et la sécu veulent bien offrir.

Je pense que la plupart des couples prennent chaque tentative comme une épreuve alors que c'est la PMA dans sa globalité qui doit être vue et gérée comme une épreuve. Sans ça, chaque tentative ratée sera vécue et subie comme un échec, une nouvelle claque à encaisser et potentiellement une nouvelle fuite en avant vers de nouvelles tentatives désespérée et destructrice.

Eviter la "dépense gâchée" : 

D'après le dossier de www.psychologies.com, 30% des couples arrêtent à la première ou deuxième tentative. Cela signifie également que près des trois quarts des couples vont persister et s'engager de plus en plus dans une conduite particulièrement coûteuse en temps, énergie et en forces mentales.(cf la notion de "Dépense gâchée" et de "piège abscons": illustration) Dans leur petit traité de manipulation, Beauvois et Joule donnent des clés pour se prémunir de ce type de comportement. Pour moi, il y a deux qui sont impératives (pour notre genre de couple, ceci n'est pas un manuel, juste un témoignage).

En premier lieu, il faut savoir se fixer une limite : jusqu'où est-on prêt à aller en tant que couple? Se mettre d'accord là-dessus, en discuter, se raisonner l'un l'autre. Pour la PMA en général, est-ce que le couple se sent prêt à passer par tous les examens, tests, protocoles? Se sent-il capable d'aller jusqu'à la FIV? Est-ce que ça n'entre pas en conflit avec des croyances ou des principes de vie personnels? Pour cela, il faut être informé et cela fait souvent défaut aux couples entrant en PMA, nous les premiers. Nous nous sommes engagés dans une démarche dont nous connaissions les étapes "techniques" mais sans avoir aucune idée de la difficulté engendrée au quotidien.

En second lieu, après chaque tentative infructueuse, savoir se "pauser/poser", se donner le temps de prendre du recul et de recharger les batteries. Il faut également se reposer les bonnes questions : où en est-on de notre limite de base? L'a-t-on atteinte? Est-ce qu'on fait le choix de continuer? Sous quel délai? En a-t-on la force à l'instant T? Qu'est-ce l'équipe médicale en pense? Ont-ils du nouveau à nous apporter pour augmenter nos chances? Est-on dans un nouvel état d'esprit permettant de se replonger dans un protocole plus sereinement que la fois précédente?

Les risques?

Sans ces questionnements et cette temporisation, le couple va se mettre en danger, sous une pression qu'il n'est aisé pour personne de supporter. Cela ne veut pas dire qu'il y a forcément risque d'éclatement du couple, seulement que le lien sera mis à rude épreuve et que les liens les moins fort seront plus à même de se briser. Les couples et les individus ne sont pas égaux face à l'adversité. Avoir du mal à supporter une PMA ne veut pas systématiquement dire que le couple est faible et peu lité, seulement qu'il était mal armé pour affronter ça.

Les "récompenses"?

En revanche, en cas d'issue positive, le couple pourra se féliciter à deux d'être sorti victorieux d'un tel combat et le lien n'en sera que plus fort qu'avant. Et même en cas d'échec et d'un arrêt choisi, voulu de la PMA, le couple aura su passer tout cela en conservant sa capacité de décision à deux et en maintenant l'équilibre global, ce qui ne sera pas du luxe si il y a décision d'adopter par exemple.

Comme le dis l'adage, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, alors autant s'armer au mieux en amont pour affronter ce que le vie nous pose comme écueil.

14:54 Publié dans Psycho | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2014

Ponction, fécondation,..., implantation?.?.?.?

Après être passé par plusieurs semaines difficiles de surcharge hormonale, il ne nous restait qu'une grande étape à passer : la ponction suivie de la fécondation et de l'éventuelle implantation en fonction de la réussite des étapes précédentes.

La ponction est un acte chirurgicale consistant à aller chercher dans les ovaire de Madame les ovocytes suffisamment mures. Pour les pousser à maturation une dernière piqûre aura été nécessaire 36h plus tôt (histoire de bien finir de charger la mule). Cette opération sous anesthésie générale est a priori plutôt simple, plutôt rapide, plutôt bénigne...

On va passer par le bas, comme pour une écho, puis une longue aiguille va traverser tout un tas de tissu jusqu'à l'ovaire pour en aspirer le contenu.Une fois, deux fois, peut-être plus, pour parvenir à en récupérer le plus grand nombre. A gauche et à droite donc... Mesdames un peu rondelettes, quand on vous dit d'essayer de perdre un peu avant de lancer la FIV, si il y a un truc qui doit vous motiver, c'est ça!

Sachez donc que les ovaires sont des organes assez volatiles dans le ventre et que face à une seringue, ils vont avoir tendance à "glisser". Pour les percer, le chirurgien va devoir les caler en poussant par l'extérieur. Si vous avez de belles poignées d'amour, ce salopard va devoir pousser très fort pour obtenir le même effet qu'une simple pichenette chez une anorexique... et quand je dis pousser très fort, imaginez qu'un sumotori de 180kg va venir vous comprimer le bide avec son genou pendant 20 bonnes minutes... Imaginez ensuite le mal de chien que ça peut faire au réveil... Il semble que ce soit à mi-chemin entre la déchirure musculaire et la crampe permanente.

Voilà en résumé ce qu'il se passe : 

Ponction.jpg

Source : http://www.natisens.com/Articles/Fecondation_in_vitro/Pon...

 Coté rassurant, vous repartez avec une semaine d'arrêt... Moi j'ai juste eu le droit de retourner bosser le lendemain matin. Pas glop!

Je vous passe les détails sur le fait que ma chérie tardait à remonter, sur les heures d'attente à simplement ne rien faire, sur la tristesse mêlée d'espoir lisible sur chacun des visages des futurs papas présents ce jour là, sur le coté "usine à bébé" tellement les femmes sont nombreuses à passer sur le billard ce matin là. J'en recauserai peut-être une prochaine fois...

Après ça, nous rentrerons l'après-midi même avec une info cruciale : 18 et 13... 18 pour le nombre d'ovocytes ponctionnés, 13 pour le nombre d'ovocyte "micro-injectées"(fécondés quoi). D'après la biologiste, c'est un bon chiffre.

Compte tenu de notre dossier médical, l'équipe soignante décidera de nous passer en protocole long. C'est à dire que là où certaines nanas se voient implantée leur embryon le lendemain matin, nous, nous allions devoir attendre quelques jours qu'ils se développent un peu plus...(histoire de blastocystes, tout ça, je ferai une note spécifique là-dessus aussi je pense)

A partir de là, notre quotidien deviendra surréaliste. Chaque jour, la biologiste nous appellera pour nous donner des nouvelles de nos embryons "et bien ils vont bien, j'en ai quelques uns qui sont un peu plus lents mais sinon ça va". Le lendemain : "alors ils se développent bien, j'en ai 3 qui sont à x cellules..."

...

Recevoir à distance des nouvelles de nos embryons est quelque chose d'étrange. Vraiment étrange. Une partie de nous commence à vivre, mais au loin. Et c'est une parfaite inconnue qui en surveille le développement... Étrange et frustrant donc. Car chaque jour qui passe verra le nombre d'embryons diminuer systématiquement et ainsi les chances d'en avoir au moins un de viable sur la fin...

Concrètement, en étant partis des 13 ovocytes fécondés, pour tomber à 10 embryons viables 48h plus tard... Puis 8, puis 6, puis 5, avec chaque jour l'angoisse d'un chiffre trop proche du zéro. Chaque jour nous tentions des paris sur le nombre qu'il en resterait et nous restions pendus au téléphone attendant le coup de fil de la biologiste...

Et puis au bout de 5 longs jours le coup de fil fatidique : venez demain, on pourra tenter une implantation, tâchez de vous reposer la question suivante : 1 ou 2 embryons à implanter?

Autant au tout début, cette question me flippait parce que 2 embryons pouvant être synonyme de jumeaux, j'étais pas bien bien rassuré... Autant à ce moment on a jugé que notre avis ne valait pas tripette et qu'on se rangerait quoi qu'il arrive à l'avis médicale de ce qui était le mieux pour notre taux de réussite.

Ce sera donc 2. Deux petits embryons, implantés en l'espace de quelques secondes. Vu tout ce qu'on avait déjà passé comme examens et interventions, cette partie a été une bonne rigolade : position gynéco, micro seringue et hop c'est fini bonne chance pour la suite et on espère ne pas avoir besoin de se revoir trop vite! :) Bonne journée et Adieu monsieur le gynéco!! (enfin on espère)

 

En sortant de la PMA, première nouvelle impression : on attend un bébé.. S'accrochera, s'accrochera pas, on en sait encore rien, mais déjà on a l'impression d'avoir franchi un nouveau palier immense... IL Y A UN BEBE DANS LE VENTRE DE MADAME!!!!

Et pourtant, on n'en avait pas terminé du stress, ni de l'attente. Parce que ces petits bouts de vie, ces futurs bébés vont devoir s'accrocher et témoigner d'une envie de vivre aussi forte qu'on a envie de les voir!

Va donc commencer un nouveau traitement hormonal pour Madame, à base de progestérone et ayant pour but de stimuler la croissance de l'endomètre afin que les embryons s'y accrochent. Mesdames, si vous n'aimez pas les ovules, la sentence ici, c'est 1 le matin, 2 le soir, pendant 3 mois... Enjoy! (le petit cachet d'acide folique en sus passe ici totalement inaperçu d'ailleurs)

Et les premiers jours d'une nouvelle attente : les prises de sang pour mesurer le taux de beta-HCG afin de s'assurer que l'embryon se fixe et que le corps réagit bien en fonction... Tous les 2 jours... Avec attente de la piqûre, attente du résultat... Nouvelle phase de stress, d'attente, d'incertitudes qu'il va falloir surmonter à deux!! Comme d'habitude!